Jeudi 28 février 2013 4 28 /02 /Fév /2013 17:15

Les goûts, ce sont les fissures de la roche. La roche et la falaise sont la vie. Les goûts nous permettent de nous raccrocher à la vie, ils donnent l'illusion que l'on pourra toujours monter. Le goût à la vie est quelque chose qui se perd comme on perd l'usage de nos mains et ensuite, quand on réalise que les goûts s'évaporent au fil des années. Les passions s'effacent dans l'attente de nouvelles, comme on profite d'un moment de répit sur un obstacle avant de repartir, plein de nouvelles illusions, vers d'autres endroits où l'on pense que la vie vaudra la peine d'être vécue. Parfois, on arrive dans l'impasse. On ne sait plus où trouver des prises, et on se demande s'il vaut vraiment la peine d'en trouver d'autres. On pense que les illusions accumulées puis fanées n'ont plus d'intérêts et qu'il ne faut plus essayer d'en trouver de nouvelles. Une de plus, une de moins, est-ce si loin que d'accepter sa chute ? Tomber n'est pas renoncer, mais plutôt accepter, se résoudre. Chaque prise nous donnait une autre dose de bonheur, chaque recherche une charge électrique, remplie d'adrénaline. Quand l'effet retombe, quand les charges s'épuisent et sont à mesure moins puissantes à chaque fois, c'est le toxicomane qui perd son addiction, c'est la force de l'effet inverse, et le retour à la réalité. Où se situe cette réalité, sinon dans l'abandon et la résolution. Quand on accepte de tomber, et qu'on n'a plus connu le bonheur depuis l'éternité, c'est comme recevoir les derniers rayons du soleil sur sa nuque, tête renversée. Le vent nous frappe une dernière fois, le coeur s'émerveille, les étincelles rallument subrepticement la flamme de la fin. Comme on a bien vécu quand on accepte de tomber, c'est le bonheur dernier et parce qu'il est dernier, il en devient parfait.

Par Déficience Mentale - Publié dans : Ecriture autisto-schizophrénique - Communauté : Vive le désordre !
Proposer sa vision philosophico-personnelle - 8 autres pensées.
Jeudi 13 décembre 2012 4 13 /12 /Déc /2012 18:18

Difficile à aborder, à comprendre. Il se dresse une barrière innommable et infranchissable entre nous. L'année a plutôt bien commencé, l'université n'est pas si désertique que ça. C'est même une expérience intéressante. Mais cette idée me poursuit, son idée me poursuit. La conscience apparaît parfois comme un oeil qui vous regarde en permanence, et dans mon cas, c'est à peu près pareil. Sauf qu'entre soirs et matins, nuits et levers, c'est tout un visage qui me revient. Un visage inaccessible comme le corps auquel il est relié. En ce moment, je divague, j'aimerais que tout soit projeté à la vitesse de la lumière, que tout soit comme ces sensations que l'on a dans un manège fantastiquement rapide ; sans interruption, grandiose, bouche bée. Que les soubresauts habituellement désagréables soient tout à coup sublimés.

 

 

 


 

 

J'ai écrit ces lignes il y a quelques semaines de ça...

 

 

        Non, je ne t'ai jamais regardé. Je n'ai même jamais prêté attention à toi, à la douceur de tes cheveux, à la noirceur de tes yeux, au calme de tes épaules, à la délicatesse de tes gestes. Je n'ai jamais frissonné à ton idée, à ton sillage, ou même à ta pensée dans les miennes. Je n'ai jamais pensé à tes bras autour de moi, à la senteur paisible de ta nuque tiède au creux mon cou. Je n'ai jamais attaché ton image dans ma poitrine, ta tête dans les draps ou tes habits pêle-mêle partout autour du lit. La ville entière n'a jamais émis le moindre son quand mes pensées se faisaient grandes, quand mes questions douloureuses restaient sans réponse. Je n'ai jamais cherché de réponse. Je n'ai jamais trouvé ton prénom, ou même eu l'envie de le connaître. Cette envie si précieuse de te nommer et de mettre un relief à ton image, tes odeurs, tes paroles et ton aura, je ne l'ai pas ressentie. Tu ne m'as jamais manqué dans mes rêves, ni même au matin quand un rayon se pose sur mes yeux et que je me rends compte que je suis seul. Rien, jamais, démesurément. Jamais mes doigts n'ont tenté d'esquisser la courbe de ton visage pourtant vide. Jamais mon souffle n'a goûté le tien, jamais ma bouche n'a cherché ta bouche.
        Rien de ce que j'ai dit est faux, ou alors, peut-être que rien de ce que j'ai dit n'est vrai. Et si alors tout était faux, je n'accepterai que ça le soit que si un jour, tu me fais la promesse que ton souffle goutera le mien, que tes lèvres chercheront les miennes et que tes doigts esquisseront un visage réel, un visage qui sera le mien. Je t'attendrai.

 

Par Déficience Mentale - Publié dans : Ecriture autisto-schizophrénique - Communauté : Poubelle la vie !
Proposer sa vision philosophico-personnelle - 6 autres pensées.
Mardi 17 juillet 2012 2 17 /07 /Juil /2012 12:41

 

Le verdict est tombé le 13 juillet. Il était négatif.

Au lendemain, le 14, j'ai écrit les mots qui traduisaient mes sentiments, à ce moment là trop nombreux pour être assumés à l'unisson.

J'ai aussi décidé de terminer ce blog ici. Je l'ai crée pendant un "puit de vie", c'est le terme que j'avais employé il y a deux ans. Ces pages m'ont aidé à discuter, m'ouvrir, et trouver des gens qui pour la première fois de ma vie n'ont été là que pour moi, que pour ce que j'avais à proposer. Pendant un an de ma vie au moins, l'année où j'ai été le plus productif, j'ai senti que j'existais pour moi à travers les autres. Avant cette année là, et depuis, je n'ai plus jamais retrouvé cette sensation. Mais pour expliquer tout ça, je vais vous retranscrire au dessous ce que j'ai écrit, le 14 juillet dernier, jour de fête pour le reste de la nation apparemment.

Ces pages se fermeront dans un nouveau puit de vie, plus profond que le précédent.

 

"Il est beaucoup trop dur de garder la face. De continuer à croire quand toutes les choses qu'on a voulu éperdument sont les seules qu'on a définitivement perdu. De constater le gouffre entre ces personnes glorieuses, qui l'ont toujours été, et qui sont vos meilleurs amis, et nous même, nous sans direction à prendre, nous sans lieu inconnu à découvrir, sans but à atteindre, nu. Le pire dans mes ressentiments est sans doute cette solitude froide, qui vient de ces quelques personnes qui semblent éprouver de la pitié pour vous, mais qui ont une admiration encore plus grande pour ceux qui ont réussi. On ne gagne rien au final, ni la chance de sa vie, ni le coeur des gens.

Après ma succession d'échecs, cette envie était l'ultime objectif dans lequel je plaçais tout mon corps et mon esprit, toute ma dévotion. C'était l'occasion de la dernière chance pour ne pas oublier de croire que je ne vis pas pour rien. Mais le cap a été franchi et les chances bafouées. "Reconnaissance de soi", ce terme m'est lointain. Cette chose si implicitement précieuse car elle donne de la valeur à chacune de vos actions, ne passe malheureusement que par les autres. C'est autrui, qui vous juge digne, digne de sa confiance et de sa dévotion, et qui va placer quelque chose de lui en vous même. C'est à partir de ce moment là que sans vous en rendre compte, vos actions vous apportent de la joie, du bonheur, du partage, et de l'humanité. De ma vie je n'ai jamais cessé de chercher des personnes qui auraient reconnu des qualités en moi que j'aurais mis à leur service, et ceci m'aurait rendu heureux. Je n'en ai trouvé qu'une. Une personne formidable. Qui aujourd'hui se trouve dans la grande école que je convoitais, sans moi. Une personne formidable en tout point que les gens s'arrachent parce que ses qualités explosent. Le contraste s'est installé entre nous deux depuis réellement cinq ans, cinq années pendant lesquelles je n'ai jamais cessé de rechercher en vain. Aujourd'hui, 14 juillet, j'ai décidé d'arrêter.

"L'enfer c'est les autres", je comprends désormais et j'ai ma propre explication. Car condamné à constater que je ne peux vivre que par les autres, et que ces gens me fuient, il en résulte une situation inextricablement douloureuse.

 

J'ai à présent l'impression d'être un objet. Venant de nulle part, se destinant à rien. Personne ne m'ayant jamais attendu, personne ne m'attendant quelque part. Contingent à l'infini, j'ai honte de la situation confortable dont je jouis, d'homme d'une civilisation dite évoluée et stable, pour le peu de choses concrètes que j'arrive à réaliser. 

 

Je me sens hors contexte et hors du temps. J'ai l'impression que cette phrase me fait passer pour un artiste vaniteux sur sa création. Mais au contraire, je n'ai aucun ouvrage derrière moi et n'ai plus envie d'en faire un. Je n'ai plus envie d'une vie comme ça. Je n'espérerai plus en attendant quelque chose des gens. Le premier pas, j'attendrai que quelqu'un le fasse un jour. Et si personne ne le fait jamais, alors, je serais mort le 13 juillet 2012."

 

 

 

Au revoir.

J'ai eu un plaisir immense avec vous.

Et tous les mots que j'ai écrit au dessus, je les ressens avec la même intensité qu'il y a quatre jours.

Quand les personnes qui m'ont refusé constateront quelle énergie je mets dans la défaite, et donc celle que j'aurais pu mettre à leur service dans la victoire, ils comprendront leur erreur.

 

 

Par Déficience Mentale - Publié dans : Logorrhée au zénith du Soleil - Communauté : Poubelle la vie !
Proposer sa vision philosophico-personnelle - 25 autres pensées.
Samedi 16 juin 2012 6 16 /06 /Juin /2012 18:15

 

 

   Je reviens vous voir quelques semaines avant la grande échéance pour porter quelques nouvelles. Je me porte bien ! J'avais écrit il y a deux ans presque jour pour jour un article,  celui-ci. Trois merveilles de la taille de ma paume de main, que je savais quelque part pas loin de moi. Réconfortantes et rieuses. J'ai du m'en séparer jeudi dernier, le 14 juin. Allez savoir pourquoi, je me sens encore un peu plus seul.

   Je passe le bac dès lundi aussi, avec la philosophie. Ca promet. Et toutes les épreuves d'après aussi. Je vous tiens au courant pour les résultats si ça vous intéresse bien sûr. Et puis je pars travailler ensuite dans la région niçoise à partir du premier juillet, ensuite le 10 juillet se tiendra mon fameux oral à Paris sur lequel je mise absolument tout. Parce qu'en plus de ça j'ai été refusé dans les écoles parisiennes où j'avais postulé.

   Je vous souhaite de bien commencer votre été et d'en profiter le plus possible, sincèrement.

Par Déficience Mentale - Publié dans : Heures perdues - Communauté : Poubelle la vie !
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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 19:39

 

 

50% effectués.

A l'issue d'une revue de presse et d'un oral un peu périlleux, j'ai été retenu pour passer les oraux à Sciences-Po Paris, début juillet. Je suis content mais très nerveux (et j'ai intérêt à m'améliorer, si je ressors un oral similaire je suis foutu !).

Voilà, je suis désolé de venir ici comme un voleur sans répondre aux commentaires, sachez pourtant que je les lis tous !

Bisou à vous tous et que la vie vous emmène....

Par Déficience Mentale - Publié dans : Psychroniques - Communauté : COMMUNAUTE LIBRE EXPRESSION
Proposer sa vision philosophico-personnelle - 15 autres pensées.
Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 21:33

Yo

 

Titre accrocheur pour article inutile. Je reviens motivé par l'envie de me débarrasser de toutes ces publicités horripilantes qui parcourent mes pages dès lors que je les laisse seules trop longtemps. Je reviens aussi sur la pointe des pieds après un article... coming-out, assez discret et tout en texte, comme j'aime le faire. Que dire sur moi à ce moment de l'année que je déteste le plus ? L'hiver, le froid, Noël est passé, l'été n'est pas là, la motivation non plus, il m'est dur de trouver cette chose qui rendra ma vie plus agréable et moins chiante, alors j'attends. D'ailleurs, toute mon orientation de l'année prochaine se base sur une revue de presse que je dois mener pendant encore trois petites semaines. J'ai choisi le thème controversé de la négation du génocide arménien, mais j'ai un peu de mal à pénétrer réellement le sujet. Pourtant il le faut, car si je ne réussis pas, mon lycée n'acceptera pas de m'envoyer à Paris passer un entretien qui, d'un jury composé de personnalités intimidantes, décidera si oui ou non j'ai ma place à... Sciences-po Paris. J'angoisse. C'est réellement la seule chose que je veux faire. D'ailleurs, si vous avez des pistes de réflexions ou tout autre avis sur le sujet, je suis preneur. Parce que l'université de province aux antipodes de mes motivations professionnelles, me restera sans doute en travers de la gorge si j'échoue.

Voilà, je crois que j'ai tout dit.

Je vous laisse avec Radiohead...

Bonne soirée.

 

 

 

 


 
Par Déficience Mentale - Publié dans : A la volée
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 02:27

 

 

Ce que je veux, ce n'est pas dicté par mon esprit, mon cerveau. Rien ne me contrôle hors de l'instant présent. Rien n'est que je recherche à part une présence. C'est l'ordre de mon corps, de mes muscles, de mes oreilles, de mes bras et ma poitrine. C'est une braise délicieuse qui chaque fois me traverse quand je pense à quelqu'un, quelqu'un qui existera autrement que dans mes pensées, c'est ce que je veux. Respirer le matin, embrasser le jour, se rouler à travers les draps sans être seul. J'aimerais ressentir au moins une fois mon coeur dépendant de celui d'un autre. Sentir un vide vertigineux si l'autre veut m'y laisser tomber, me sentir transcendé s'il m'y accompagne. Cette personne qui éclipserait les autres au détour d'un regard. Qui d'un murmure glissé à mon oreille, briserait le silence d'un de ces rêves hagards. Je m'éprends parfois d'un de ces rêves. Parfois la nuit j'en décris du bout des doigts le contenu, mais ce n'est pas fidèle.

 

 

 

 

 

 

 

Cet article est le 500ème, un peu spécial je le concède. Vous l'aurez remarqué, je suis un homme, et je ne parle pas de l'autre en disant elle, mais lui. Il y a une raison à tout.

 

 

 

 

 


Par Déficience Mentale - Publié dans : Ecriture autisto-schizophrénique - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
Proposer sa vision philosophico-personnelle - 17 autres pensées.

Incipit

  • : Déficience Mentale .
  • : C'est un fourbi de journal inspiré de traits du quotidien, proposant une vision métaphysiquo-pédanto-débile des choses. C'est beau la vie ! C'est peindre, c'est un jeu intemporel. C'est aussi une exposition de mots, un déferlement. C'est pourquoi je publie aussi quelques poésies de ma composition, qui n'ont de but que celui que chacun y voit. Des réflexions de tous les jours, futiles, simples. Bonne lecture, si vous y parvenez .
  • : 17/05/2010
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Exquis Ruissellement

 

Une communauté de personnes dont les attentes, les envies, fondées ou décalées, se veulent différentes en étant communes. Une communauté ne serait elle pas justement unitaire ? Chaque personne est différente, votre manière d'écrire vos péripéties est toujours passionnantes. La vie également. La vôtre. Venez me la faire partager, j'en crève, je suis ravi d'en crever. La mélancolie, c'est le bonheur d'être triste. Pour les inscriptions, c'est ici .

 

Une deuxième communauté désormais, intitulée Je n'ai de Compte à Rendre à Personne !. Écrits humoristiques, sarcastiques ou peu conventionnels de joyeux lurons en tous genres. Ne manquons pas de ne pas passer inaperçus. Qu'importe l'opinion publique ! Artistes selon nos propres règles. Ce lieu, rythmé d'audace et de personnalité, sera demain et je l'espère le plus grand salon du sarcastique et de l'ironie, rire de toutes ses dents à chaque occasion. Inscriptions (100% de taux de réussite), c'est ici .

 

Le Soleil sur le Café

 

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Le café de ses pages, il est ouvert chaque jour. Discussions, papotages incessants et vieux buveurs affalés s'y trouvent à divers moments, le patron n'est pas très ferme envers ses clients, il vit à travers eux. Chaque début de semaine, le café ouvre ses portes pour repartir sur de nouveaux dialogues, des nouvelles questions, que je vous invite à poser ici. J'essaierai de publier un nouveau texte, une nouvelle histoire imaginée sur ce café, et puis je lançerai un sujet de conversation, comme tout bon hôte... Ou bien, un échange entre vous pendant mon absence. Je tâcherai de servir selon votre demande, de converser, cet endroit est un lieu privilégié de ces pages. Le fil des commentaires sera gardé, chaque semaine, ce sera comme le fil de nos pensées, de nos rires, de nos moments tranquilles. Cliquez sur l'image pour entrer, vite, abritez vous, et dites ce que vous voulez, vous êtes ici chez vous.

Libre de dire, de penser

Pour l'éclat du jour , des bonheurs en l'air.
Pour vivre aisément des goûts , des couleurs.
Pour se régaler des amours .
Pour rire, chanter, danser .
Pour ouvrir les yeux au dernier moment .




Je t'aime, je t'aime sans penser à ceux qui

en pensent trop peu, au mépris de ceux qui

nous méprisent.

 

 

 

On ne connait rien ne ses grands parents.

 

 

 

Je suis belle et j'ordonne, que pour l'amour

de moi vous n'aimiez que le beau, je suis

l'Ange Gardien, la muse et la madone.

 

 

 

Rose Sélavy et moi esquivons les ecchymoses des esquimaux aux mots exquis.

 

 

 

La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau: elle lui donne de la force et du relief.

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